Le diaporama: 125 images et l'environnement sonore de Vendredi 9 novembre 2007, 8h15 à 11h45: conquête de la zone au sud de la gare SNCF, la rue des Calourques et la rue des augustins.
Incidents: prise d’objectifs prioritaires (squats,…), défense ferme de l'ennemi.
Du 5 au 9 novembre 2007, la 11e Brigade Parachutiste a réalisé un exercice de combat en zone urbaine en
grandeur nature avec la participation des: 1er Régiment de chasseurs parachutistes, 8e Régiment
parachutiste d’infanterie de marine, 1er Régiment de hussards parachutistes, 35e Régiment d'artillerie parachutiste,
17e Régiment du génie parachutiste, 1er Régiment du train parachutiste au sein même de la ville de Cahors et sur
l’aérodrome de Cahors Lalbenque.
Objectifs:
L’Armée de terre ne cesse d’évoluer, de rechercher, d’expérimenter de nouveaux procédés afin de maintenir son
haut niveau opérationnel et technologique et de s’adapter aux évolutions des sociétés…
C’est pourquoi depuis 2 ans, la 11e Brigade parachutiste a été mandatée par le Commandement de la Force
d’Action Terrestre (CFAT) pour étudier de nouvelles tactiques et techniques interarmes adaptés aux évolutions des zones urbaines et des conflits actuels. Cette étude sera finalisée par la réalisation d’un document (doctrine) décrivant un programme de préparation opérationnelle.
Effectif: Plus de 1200 militaires, 200 véhicules dont 75 véhicules blindés…le tout déployé dans Cahors et sa région.
4 avions de transport tactiques, 6 hélicoptères de manoeuvre, 6 hélicoptères de combat, des avions de chasse
évoluant dans le ciel du Lot.
Points particuliers: - Utilisation d’axes et de carrefours majeurs dans une agglomération importante au milieu de la population à partir du 7 novembre.
- Utilisation de munitions et d’artifices d’exercice, dans des secteurs et à des horaires déterminés avec les autorités locales.
Présentation générale
Scénario de l’exercice:
Le Westland est en proie à de nombreuses dissensions internes depuis août 2000, notamment d’un mouvement rebelle indépendantiste soutenu par une partie des forces armées. La communauté internationale s’inquiète de cette situation insurrectionnelle, et décide après plusieurs années d'hésitation de fonder une alliance AZUR, au sein de laquelle la France prend le rôle de force de réaction rapide. Dans le cadre d’un mandat de l’ONU, un groupement tactique interarmées (GTIA) multinationalest déployé à Cahors en décembre 2006, tandis que la France dispose de 2 GTIA à Toulouse et Pau. Le 31 octobre 2007, le TUHUM centre (groupement de forces rebelles de la valeur d’un bataillon)s’empare de Cahors. L’alliance AZUR fait appel à la force de réaction rapide.
La France décide alors de conduire 2 opérations aéroportées (OAP), l’une en vue de s’opposer à l’action éventuelle du «TUHUM» ouest et l’autre de reprendre la ville de Cahors tenue par des éléments du «TUHUM» centre. Déroulement générique de l’exercice:
. Temps 0 : mise en place des unités de renseignement, afin de préparer la mise en place du GTIA.
. Temps 1 : assaut vertical du GTIA, destruction des résistance ennemies en rase campagne et saisie de l’aéroport.
. Temps 2 : conquête systématique, quartier par quartier de l’agglomération de Cahors.
Le but est de repousser l’ennemi en dehors de ses frontières initiales. L'Organisation de l’exercice
Force amie, composée de:
- 1 régiment d’infanterie à 3 compagnies,
- 1 compagnie de commandement et de soutien renforcée d'un escadron blindé léger,
- 1 compagnie génie, 1 batterie de mortiers 120 mm,
- 1 DETALAT,
- 1 section cynophile,
- 1 peloton de circulation routière,
- 1 détachement logistique (DETLOG)
Force adverse (dans Cahors), composée de:
- 120 hommes,
- 20 véhicules, équivalent à 1 compagnie légère d'infanterie, en liaison avec la cellule crise de la préfecture. Direction de l’exercice:
Un poste de commandement, qui dirige les deux forces, collecte les informations nécessaires pour
atteindre les objectifs et coordonne la sécurité.
La Chronologie de l'exercice
Vendredi 2 novembre: Saut des groupements commandos parachutistes entre Caylus et Cahors Lalbenque.
Dès le samedi 3 novembre:
Observation de la zone occupée par l’ennemi, et constitution des dossiers de zone sur le camp de Caylus et l’aérodrome de Cahors Lalbenque, puis les lisières de la ville de Cahors.
Lundi 5 novembre: Opération aéroportée sur la zone de Caylus, puis remotorisation de la force (pour progression de la force amie vers l’aérodrome de Cahors. Mardi 6 novembre: Déplacement puis saisie de Lalbenque
10h00 – 12h00: Sur l’aérodrome de Lalbenque, neutralisation des éléments ennemis et prise de contrôle de la plate-forme. Sur Caylus, largage de matériel lourd. A partir de 14h00, installation d’un détachement logistique, composé d’une antenne chirurgicale, d’un centre d’évacuation et de ressortissants par voie aérienne militaire, d’un pool de transport, d’éléments logistiques (mécanique, ravitaillement, sanitaire). Fin d’après-midi, mise en place des éléments de la force au sud de Cahors.
Mercredi 7 novembre:
7h00 – 11h30: Contrôle de la zone artisanale de Cahors au sud du Lot, avec appui des hélicoptères.
Incidents: contacts entre les belligérants armés, contrôle systématique de la zone et progression, combats dans des friches industrielles.
14h15 – 16h45: Conquête du pont Louis Philippe puis installation sur les berges au nord du pont. Incidents : traversée par les véhicules blindés, pannes, récupérations des blessés et des engins sous le feu, appui aérien de la chasse, franchissement discontinu sur le Lot, détachement d’intervention héliporté du génie (DIHG)…
Jeudi 8 novembre:
8h15 – 11h45: conquête de la zone au sud de la rue V. Hugo – rue E. Brives.
Opération de bouclage de la zone du secteur sauvegardé et opération de ratissage dans le quartier des Baderns.
Incidents : actions de harcèlement, combats, guérilla urbaine.
14h15 – 17h00 : saisie de la zone au sud de la rue Wilson.
Progression des forces amies vers le nord (secteur hôpital ) et sécurisation de la zone
Incidents: combats dans le parking du Phare, infiltration des plongeurs de l’armée de terre jusqu’à la mairie via les égouts, extraction d’otages à la mairie de Cahors par les commandos, évacuation de ressortissants, réactions des convois logistiques face aux attaques mines. Vendredi 9 novembre:
8h15 – 11h45: conquête de la zone au sud de la gare SNCF, la rue des Calourques et la rue des augustins.
Incidents: prise d’objectifs prioritaires (squats,…), défense ferme de l’ennemi.
12h00: fin de l’exercice
Vendredi 9 novembre:
A l’issue de l’exercice, une démonstration au profit des écoles et des autorités sera organisée sur le stade Desprat.
15h15 : début de la démonstration:
- Droping des plongeurs dans le Lot par hélicpotère;
- Infiltration nautique jusqu’aux berges du stade: renseignement sur un objectif (autorité prise en otage);
- Sonorisation des messages de compte-rendu d’observation;
- Assaut des commandos parachutistes par aérocordage appuyé par une patrouille d’hélicoptères d’attaque;
- Libération de l’otage par les commandos puis prise en compte par les plongeurs;
- Exfiltration des plongeurs par le Lot et évacuation par grappe.
15h50 : présentation statique des matériels des commandos et des plongeurs.
16h10 : démonstration de saut en parachute (en fonction de la météo).
16h30 : fin des activités.
Samedi 10 novembre:
Les parachutistes présenteront à la population de Cahors les savoir-faire mis en oeuvre durant les jours précédant, place Bessières.
. Présentation de matériels et d’équipements des régiments de 9h00 à 13h00
Dimanche 11 novembre:
Cérémonies du 11 novembre, place de Gaulle et boulevard Gambetta, avec les troupes du 1er Régiment de Chasseurs parachutistes de Pamiers, à partir de 11h00.
Les hommes
1200 participants
Unités extérieures à la 11e Brigade parachutiste:
- 2e Brigade Logistique stationnée à Souges.
- 503e Régiment du train stationné à Souges.
- 121e Régiment du train stationné à Monthléry.
- 3e RMED stationné à La Valbonne.
- 3e RMAT stationné à Muret.
- 517e Régiment du train stationné à Châteauroux
- 5e Régiment d’hélicoptères de combat stationné à Pau.
- 132e BCAT stationné à Suippes.
Unités de la 11ère Brigade parachutiste:
- Etat-major stationné à Toulouse Balma.
- 11e Compagnie de commandement et de transmissions parachutiste stationnée à Toulouse
- 1er Régiment de chasseurs parachutistes stationné à Pamiers.
- 8e Régiment parachutiste d’infanterie de Marine de Castres.
- 1er Régiment de Hussards parachutistes de Tarbes.
- 35e Régiment d’Artillerie parachutiste de Tarbes.
L'historique
Initié en 2005 par l’état-major de l’Armée de terre, le mandat AZUR vise à durcir la capacité de l’armée de terre à s’engager en premier dans une zone urbaine dans le cadre d'un combat de haute, de moyenne ou de basse intensité tout en conduisant éventuellement des opérations à caractère humanitaire au profit des populations et face à un ennemi à l’armement et aux modes d’action évolutifs.
La force d’action terrestre a reçu à l’été 2005 le mandat de former deux brigades interarmes au combat urbain à travers la conception d’exercices de différents niveaux. La 1ère brigade mécanisée et la 11e brigade parachutiste ont reçu pour mission de tester et de valider les éléments de doctrine propres au combats en zone urbaine, élaborés ces deux dernières années par le centre de la doctrine de l’armée de terre (CDEF) et par les différents échelons d’études doctrinales.
La 11e brigade parachutiste a ainsi débuté la mise en oeuvre du mandat en concevant un exercice à Pamiers en avril 2006, qui a vu l’engagement d’un niveau de forces de l’ordre d’une compagnie d’infanterie renforcée.
Parallèlement, la 1ère brigade mécanisée menait un exercice similaire à Chalons en Champagne en mars 2006.
La seconde étape pour ces brigades est de tester ces concepts d’engagement à un niveau de forces plus élevé. La 1ère brigade mécanisée a ainsi organisée cet exercice sur le camp allemand Altengrabow.
Les composantes du mandat AZUR
Outre ces exercices à caractère doctrinal, le CFAT a mandaté en 2006 trois autres brigades interarmes pour
s'entraîner au combat en zone urbaine: la 3e brigade mécanisée, la 6e brigade légère blindée et la 27e brigade d'infanterie de montagne.
La nécessité d’un entraînement de qualité sur un terrain contraignant et dans des conditions difficilement
reproductibles sur un site civil a conduit l’armée de terre à créer un centre d’entraînement en zone urbaine
(CENZUB) sur le camp de Sissonne. Ouvert depuis septembre 2006, le CENZUB permet à une force de la valeur d’une compagnie renforcée de chars et
d'éléments de s’instruire et de s’entraîner pendant 2 semaines dans des conditions proches de celles rencontrées sur des théâtres d’opérations extérieures, dans un environnement instrumenté (simulation de tirs et des impacts, effets des armes, visualisation des pertes) et dans un contexte pédagogique de qualité. A terme le CENZUB pourra accueillir un volume de force de la valeur d’un régiment (groupement tactique interarmes). Le mandat AZUR comprend également la valorisation de certaines emprises militaires pour l’instruction en zone
urbaine (construction de champs de tirs spécialisés et de bâtiments adaptés). Ces emprises baptisées satellites AZUR, sont au nombre de 6 et réparties dans toute la France. Enfin, la force d’action terrestre conduit des expérimentations sur les effets des armes (du fusil d’assaut au canon de 155 mm, en passant par les explosifs et les missiles antichar) en milieu urbain en liaison avec le service technique des bâtiments et fortifications terrestres. Pour finir, différents services techniques élaborent ou adaptent les matériels au combat en milieu urbain (char Leclerc, aéronef sans pilote, véhicule blindé) dans les domaines du tir, de l’observation et de la protection.